Découper sa série en plusieurs volumes

Si la question paraît évidente pour certains, elle peut être bien plus compliquée pour d’autres. Le découpage de notre série en différents volumes implique de savoir s’arrêter au bon moment. À un instant qui paraîtra naturel pour le lecteur.

Dans certains cas, c’est très simple. Dans le cas d’une série qui raconte des histoires indépendantes avec une trame de fond commune, il est facile de réaliser ce découpage. C’est par exemple le cas de Harry Potter où chacun des tomes raconte une année dans l’école de sorcellerie. Chaque livre retrace une aventure se déroulant dans l’établissement avec un début et une fin. Cette histoire est en lien avec la trame de fond qui unit les sept tomes et qui assure la cohérence de l’ensemble. Dans d’autres cas, le découpage peut être moins évident, notamment quand on a une histoire principale qui ne se découpe pas en plusieurs sous-intrigues. Dans ce cas, il y a plusieurs critères à prendre en compte pour assurer le partage.

Le critère principal est donné par l’intrigue. Je vais énoncer une règle d’or, on ne coupe pas un livre en plein milieu de l’action. Certains rares auteurs l’ont fait, certainement pour encourager le lecteur à acheter la suite. Pour moi, c’est juste horrible et ça ne me donne pas du tout envie de lire la suite. Non ! Il faut toujours découper à la fin d’un arc narratif, pour donner un sentiment de fin à l’histoire même si elle continue. On choisira de préférence la fin d’un arc important qui marque un véritable passage dans le récit, comme par exemple la fin d’une grande bataille ou la découverte d’un objet clef. On préférera un moment qui marque un tournant dans l’histoire, cela renforcera ce sentiment que quelque chose se termine et qu’on passe à une nouvelle étape. Pas besoin d’aller plus loin et de lancer une nouvelle intrigue.   Si le livre lui a plu, le lecteur lira la suite sans aucun problème. On peut malgré tout se permettre de glisser des éléments annonçant la suite de l’intrigue ou parler de mystères qui seront résolus dans le volume suivant, si on veut finir sur quelque chose d’ouvert, mais pas plus ! On éveille un peu la curiosité du lecteur et on lui rappelle que l’histoire n’est pas finie.

Pour s’aider dans le découpage, on peut essayer de diviser le récit en plusieurs grandes phases. Chaque tome racontera une de ces grandes phases. Par exemple si on prend une histoire basique d’un jeune sorcier qui va renverser le cours d’une guerre. On peut écrire le premier tome sur son apprentissage. À la fin, il devient un puissant sorcier qui intègre l’armée de son pays. Dans le deuxième tome on peut parler des premières batailles, des défaites et terminer sur une note positive il découvre une information capitale lui permettant de renverser l’issue de la guerre. Enfin on conclut l’histoire dans le troisième tome.

On peut aussi se baser sur la longueur pour s’aider. Il est préférable d’avoir des volumes de longueurs équivalentes même si ce n’est pas une règle absolue. Si l’on prend la tour sombre de Stephen King le premier tome fait 250 pages alors que le quatrième s’approche des 1000 pages. Pourtant le découpage est cohérent. Le quatrième tome qui raconte le passé du héros est difficilement divisible en plusieurs petits volumes. Bref, la longueur est un critère qui doit venir en dernier.

Voilà, c’était quelques conseils pour vous aider dans le découpage de vos séries. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à les partager.

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Écrire une série

Dans les librairies, on remarque qu’il y a de plus en plus de livres en plusieurs parties. Certains genres littéraires comme la fantasy ou la science fission s’y prête plus que d’autres. Ceci s’explique facilement, car ces histoires se déroulent souvent dans des mondes différents du notre et décrire un nouvel univers, de nouvelles cultures, eh bien ça prend un peu de temps. Même si c’est faisable de développer son histoire et son monde dans un seul livre il est plus confortable d’étaler l’intrigue sur plusieurs tomes.

Écrire une saga ou une épopée présente alors de nombreux avantages. On dispose de plus de temps pour s’attarder sur des détails de notre monde, pour développer les personnages et les intrigues secondaires. On peut ainsi se permettre de multiplier les arcs narratifs et les personnages, d’imaginer une histoire complexe sans avoir peur d’écrire un gros pavé, car on peut diviser notre histoire en plusieurs petits volumes qui seront moins effrayants pour un futur lecteur.

On hésite moins à se lancer dans la lecture d’un livre de 300 pages, qu’un d’un livre de 1000 pages.

Il faut malgré tout savoir qu’écrire une longue histoire est contraignant pour l’écrivain, tout d’abord parce que ça prend du temps. Avant de se lancer dans ce genre d’aventure il faut bien avoir en tête que vous allez passer plusieurs années de votre vie sur cette histoire et que cela peut être à la longue décourageant. À titre d’exemple, mon projet actuel devrait faire 3 tomes d’environs 300 pages chacun, ce qui n’est pas bien long. Cela fait maintenant trois ans que je suis dessus et je pense que j’en suis à peine à la moitié. Alors bien sûr, je suis loin d’être à 100 % là-dessus, j’ai une famille, un boulot et beaucoup d’autres activités. Mais cela prend quand même beaucoup de temps et d’énergie.

Voici quelques conseils pour ne pas se laisser décourager :

1- Se fixer des objectifs et s’y tenir. : Bien sûr il ne faut pas se donner quelque chose d’irréaliste. Mais par exemple, on peut se laisser trois mois pour faire un premier jet du premier volume, puis se laisser trois autres mois pour la phase de relecture, reformulation… Cela permet de montrer qu’on avance ce qui est motivant.

2 – Faire lire son histoire à notre entourage ou à des amis : c’est encore plus important si on n’est pas encore publié. Cela permet d’avoir de nombreux conseils sur notre façon de rédiger et/ou sur l’intrigue. Cela permet de discuter de nombreux détails de notre histoire avec nos amis. Et enfin, on sait qu’il y a des personnes qui lisent notre histoire et qui attendent la suite. On est donc motivé pour l’écrire plus rapidement.

3 – Faire des pauses : si on en a marre, ou qu’on est bloqué. On peut mettre ce projet en pause pour se consacrer à autre chose. Soit une autre histoire soit tout simplement une autre activité. On pourra ainsi reprendre plus tard notre intrigue avec de nouvelles idées et plus de motivation.

4 – Croire en ses capacités : c’est certainement le conseil le plus important. On ne peut pas se lancer dans un projet et le mener à bien si on n’y croit pas et qu’on est certain qu’on va aller à l’échec. Non ! Il faut être sûr qu’on va réussir et qu’on va surmonter les difficultés qui vont se dresser sur notre chemin.

Voilà, c’était quelques petits conseils pour garder la motivation quand on est sur un long projet.

Ne pas avoir peur de l’échec

Voilà un concept important, mais qu’on n’a pas bien compris en France. Dans de nombreuses situations, l’échec n’est pas autorisé et il faudra le cacher sous peine de se voir fermer des portes. Par exemple, lors d’un entretien d’embauche il faudra expliquer chacun de vos choix, vous n’avez pas droit à un incident de parcours sinon vous réduirez fortement vos chances, et ce même si vous arrivez facilement à justifier cet incident et que vous montrez votre aptitude à rebondir. Non, il faudra que votre cheminement soit clair et que vous sachiez défendre chacun de vos choix depuis le CP. J’exagère un peu, mais on vous demande très rapidement d’avoir une idée précise de ce que vous voulez faire plus tard et vous n’aurez que peu de droits à l’erreur.

Mais je m’égare un peu et revenons au sujet de l’échec. Contrairement à ce qu’on essaye de nous faire croire, l’échec n’est pas négatif, c’est même une des meilleures façons de progresser. Un enfant, avant de savoir marcher, il tombe de nombreuses fois, et à chaque chute il en apprend un peu plus sur la façon de marcher, il se rapproche de la réussite. À la fin, on ne retiendra pas chacun de ses échecs, mais on retiendra tout simplement qu’il sait marcher.

Pour l’écriture et pour bien d’autres domaines de la vie, c’est pareil. Il ne faut pas avoir peur d’échouer sinon on ne risque pas d’avancer. Chaque échec même s’il est dur à vivre nous permet de progresser. Il faut savoir persévérer et savoir en tirer les enseignements qui vont bien. Je dois avouer qu’on n’est pas trop encouragé pour aller dans ce sens. On est plus incité à abandonner à la première difficulté en disant que ce n’est pas fait pour nous plutôt que de continuer. Et pourtant il faut aller au-delà de ses peurs et laisser de côté ce que la société essaye de nous imposer.

Dans l’écriture, on peut être mis en échec à de nombreuses reprises. Cela peut être face à une page blanche, face à un passage difficile qu’on n’arrive pas à retranscrire comme on l’aimerait, face à un personnage qui n’est pas comme on l’espérait ou face à une intrigue qui n’avance pas. L’échec peut se retrouver aussi à d’autres étapes de l’écriture, je pense par exemple quand notre manuscrit est aux mains des éditeurs et qu’ils ne lui accordent pas la petite chance qu’il mériterait ou même quand le livre est édité, mais qu’il ne trouve pas son public.

Face à toutes ces causes d’échecs, on peut facilement prendre peur et se dire que ça ne vaut pas le coup. On n’a aucune chance de réussir. Et donc, on abandonne avant même d’avoir commencé ou on se lance sans grande conviction et la motivation nous quittera rapidement. Pourtant, il ne faut pas avoir peur. Bien sûr qu’on va échouer, les causes d’échecs sont trop nombreuses pour passer au travers de tout, mais il y a un enseignement à tirer de chacun d’eux et chaque échec nous rapproche un peu de notre objectif.

« Le personnage principal de notre histoire est fade » : ce n’est pas grave, on peut revoir complètement ce personnage ou le conserver tel qu’il est et adapter l’intrigue.

« L’histoire paraissait intéressante, mais après avoir écrit quelques chapitres on sent que ça va être ennuyeux… » : Il ne faut pas hésiter à abandonner un projet que l’on ne « sent » plus pour partir sur quelque chose de neuf. La prochaine fois on travaillera plus longtemps sur l’intrigue avant de se lancer dans l’écriture. On aura ainsi une meilleure vision des difficultés.

« Tous les éditeurs à qui j’ai envoyé mon manuscrit l’on refuse… » On n’a peut-être pas ciblé les bons éditeurs. Ils ont chacun leur ligne d’édition spécifique. Ne pas hésiter à renvoyer le manuscrit à d’autres éditeurs bien ciblés. Il peut aussi être nécessaire d’adapter un peu notre texte pour le rendre plus « éditable ». Sinon on peut toujours se lancer dans l’auto-édition, de nos jours c’est parfaitement faisable à moindres frais…

Ce sont des exemples certes bateau, mais ils montrent que face à une difficulté ou un échec, le premier sentiment qui vient à l’esprit c’est le désespoir, mais si on va un peu plus loin on peut toujours trouver des solutions et apprendre de nouvelles choses grâce à nos échecs. Alors vous aussi n’ayez pas peur d’échouer, c’est le premier pas vers la réussite.

Les créatures imaginaires

Une fois que l’on a créé son univers, il va falloir le peupler. Pour cela, on va imaginer les différentes créatures qui parcourent notre monde.

On peut tout d’abord se baser tout simplement sur le monde réel. Beaucoup d’écrivains le font. Même si leur univers est complètement fictif, il est quand même peuplé d’êtres humains. Il est plus facile d’écrire une histoire dont le héros est un humain que de donner le premier rôle à une créature originale possédant 5 bras et 3 jambes, ainsi que 4 tentacules surmontés chacun d’un œil, car on appréhende mieux les caractéristiques physiques d’un humain. Le lecteur pourra aussi s’identifier plus facilement au héros si c’est un humain. Si on veut être un peu plus original, on peut créer une race humanoïde qui reprend les principales caractéristiques de l’être humain et qui rajoute quelques traits différents. C’est le travail qu’a fait Tolkien sur les elfes ou les nains. On retrouve d’ailleurs pas mal d’exemples de ce genre que ce soit dans les livres ou au cinéma.

Une fois qu’on a défini les principales civilisations qui peuplent ce nouvel univers, on peut y ajouter toutes sortes de créatures qui pourront être bien plus originales qu’un humanoïde. Ces êtres vivants peuvent être utiles à l’intrigue. Ils peuvent être des animaux de compagnies ou constituer des monstres à combattre. Ils peuvent aussi juste servir à enrichir l’univers que l’on a créé. Alors, comment imaginer ces nouvelles créatures ?

On peut, si on a beaucoup d’imagination, les créer de toute pièce. Dans ce cas, il faut définir son apparence physique. Faire un dessin peut dans ce cas être très utile pour nous aider à la visualiser. Une fois créé, il faut définir son mode de vie, son régime alimentaire, son caractère, etc. Il faut donner autant de détail que ce qui va être utile à l’intrigue. Par exemple, si on veut créer un monstre qui va être combattu par nos héros. On va se concentrer sur une description physique et sur sa façon de se battre et ses armes. Si elle a des griffes, si elle peut cracher du venin ou du feu, etc. Si c’est une bête que nos héros vont traquer, on va se consacrer un peu plus en détail sur son mode de vie : quel est son habitat, comment se nourrit-elle ? Etc.

Si on ne se sent pas de créer un être vivant de toute pièce, ce n’est pas grave, il existe déjà pas mal de choses. On peut chercher de l’inspiration dans les différentes mythologies qui proposent toutes sortes de créatures extraordinaires. On peut aussi s’intéresser aux bestiaires des jeux de rôles qui comprennent un large éventail de monstres en tout genre. Les jeux vidéos constituent aussi une bonne source d’inspirations. On peut reprendre les créatures telles quelles ou les adapter pour les intégrer dans notre univers.

Et pour finir un dernier conseil, même si vous n’en avez pas besoin pour l’intrigue, n’hésitez pas à intégrer plein de créatures dans votre monde. Cela permet de le rendre à la fois plus vivant et plus crédible.

La création d’un monde imaginaire à l’aide d’une carte

Sur cet article j’apporte un petit complément au précédent sur la création d’un univers. Dans beaucoup de romans de fantasy, on peut voir en première page une carte qui permet au lecteur d’avoir une meilleure idée de la position des différents lieux. Elle vient compléter les descriptions de l’auteur pour nous aider à comprendre la géographie de son monde.

En tant qu’auteur, pour créer son univers, commencer par dessiner une carte est une bonne idée, surtout si le récit parle d’un voyage. Rassurez-vous, si vous êtes mauvais en dessin, il n’est pas nécessaire que ce plan figure dans le livre final, il peut s’agir d’une simple aide à la création de l’univers.

Pour créer une carte de notre monde, il n’y a rien de plus simple, il suffit d’un papier et d’un crayon. On commence par dessiner le contour des continents, des îles, puis on dessine les frontières. On met ensuite les noms des océans et des différents pays. Il ne reste plus qu’à placer les villes et les lieux des intrigues du roman. Si vous voulez mettre la carte dans votre livre, il faut penser aussi à indiquer d’autres lieux que ceux du roman, ça permet de montrer que l’univers ne se limite pas au livre. Si vous écrivez une série, il faut bien évidemment penser aux autres volumes de la série. On peut aussi ne faire figurer dans le livre qu’une partie du monde qu’on a créé. Par exemple, se concentrer sur la zone de l’intrigue pour pouvoir développe son monde dans les tomes suivants.

Une fois que la carte est faite, il faut la garder sous les yeux quand on écrit. Ainsi, quand on décrit un voyage ou un trajet, on voit directement par quel endroit nos héros vont devoir passer. En plus, si notre carte est à peu pré à l’échelle on peut avoir une idée du temps qu’ils vont mettre.

Elle sert aussi pour les guerres. Si un pays A attaque une ville dans un pays B, on voit directement le trajet que doit faire l’armée pour rejoindre la ville et on peut optimiser l’itinéraire. Par exemple s’ils attaquent dans cette direction, ils vont devoir traverser les montagnes ce qui n’est pas pratique. Ils peuvent en revanche les contourner et passer par la forêt pour attaquer par surprise.

Au final, même si elle n’est pas indispensable, avoir dessiné une carte de notre monde constitue une grande aide pour la rédaction de notre histoire. Elle est plus utile et plus visuelle que plusieurs pages de note décrivant la position des différents lieux de l’intrigue.

Les mondes imaginaires

Quand on écrit un roman ou une série de romans de fantasy, on doit souvent créer de toute pièce un univers imaginaire. La plupart des récits de fantasy se passent dans des mondes inventés de toutes pièces. Ils peuvent aussi se dérouler dans notre monde dans lequel on rajoute des éléments comme de la magie ou des créatures imaginaires. Il faut définir les contours de ces nouveaux éléments.

Les correcteurs d’orthographes

Parmi les multiples outils à disposition pour aider à l’écriture, il y en a un qui est très important : le correcteur d’orthographe, et ce que l’on soit bon ou mauvais dans la langue de molière. Les humains font par nature des erreurs et même si on est très fort en grammaire et en orthographe sur un roman complet, il y a de nombreuses fautes qui vont rester. C’est vrai même si on se relit plusieurs fois. Je l’ai déjà dit, mais quand on se relit, il y a beaucoup d’erreurs évidentes auxquelles on va passer à côté. Même si on revoit notre texte avec quelqu’un d’autre, il risque au final de rester des erreurs.