La magie dans les livres

Aujourd’hui on va parler d’un thème que l’on retrouve beaucoup dans les romans d’aventures ou de fantasy : la magie. Pour bien l’intégrer dans ses romans, il y a des règles à respecter.

La première chose à faire est de savoir quel rôle on veut donner à la magie dans son histoire, quelle est sa place dans l’univers que l’on va créer ? Est-ce que tout le monde peut la maîtriser ? Est-ce qu’elle est réservée à une certaine partie de la population où est-ce qu’elle est limitée à une poignée d’élue ? Elle peut être exécutée par des humains ou n’être utilisée que par certaines créatures imaginaires.

Selon ce que vous choisissez, les univers créés autour de cette magie et les thèmes abordés par les histoires ne seront pas les mêmes.

Par exemple, si votre histoire se déroule dans un monde où la magie est omniprésente et tous les habitants possèdent des pouvoirs, il va falloir impérativement intégrer cette magie dans la création de votre monde et dans la société. La magie sera quelque chose de naturel et les habitants s’en serviront tous les jours dans les tâches quotidiennes. Il faudra être très attentif aux possibilités de cette magie pour que le monde reste cohérent.

Si la magie est réservée à une partie de la population, il faudra tenir compte des contraintes de ceux qui ne la possèdent pas pour créer votre société. Il risque fortement d’y avoir des conflits entre les deux parties de la population.

Une fois qu’on a déterminé quelle place va avoir la magie dans le monde, il est nécessaire de donner un cadre à la magie et des règles. Si aucune limite n’est définie, il y a des chances que tout devienne du grand n’importe quoi. De plus l’intrigue ne sera pas très intéressante car vos personnages pourront tout faire.

Il faut définir dans un premier temps les conditions d’utilisation de la magie. Cela peut par exemple se faire à l’aide d’une baguette magique ou d’un talisman. On peut l’exécuter en faisant un geste précis ou en prononçant une incantation. Elle peut aussi tout simplement être réalisée par la pensée en se concentrant sur ce qu’on souhaite faire. Il y a des milliers de façons de faire de la magie, à vous d’imaginer la votre.

Ensuite, il faut donner des limites.  On peut limiter ce qu’il est possible de faire avec la magie, par exemple elle ne permet que de lire les pensées de la personne que l’on touche. Dans ce cas, ceux qui ont des pouvoirs n’ont que cette capacité.

On peut aussi limiter les pouvoirs par personne, chacun dispose d’un pouvoir unique. Dans ce cas, la magie permet de faire beaucoup de choses, mais chaque personnage n’en maîtrise qu’une petite partie.

Il peut être aussi nécessaire de limiter la quantité de magie que chaque personnage peut utiliser. Par exemple son utilisation demande beaucoup d’énergie et après s’en être servi, il faut se reposer avant de pouvoir l’utiliser de nouveau.

On peut limiter beaucoup de choses, il faut juste trouver celles qui vont rendre l’univers et l’intrigue intéressante.  La définition de la magie se fait en même temps que la création de son monde imaginaire et de son intrigue. Ses limites et ses caractéristiques peuvent servir dans la création de l’histoire.

Au final, c’est à vous de voir ce que vous souhaitez faire. Dans tous les cas il est important de passer du temps à réfléchir au fonctionnement et aux limites de la magie quand on veut en mettre dans son histoire.

Publicités

L’étoile du matin de David Gemmel

9782914370486FS

Aujourd’hui j’écris seulement un petit article sur une de mes lectures de cet été : L’étoile du matin de David Gemmel. L’histoire nous est racontée par le barde Oden Owell qui tient à dévoiler la vérité sur Jarek Mace dit l’étoile du matin. Pour beaucoup, Jarek Mace est un héros qui les a sauvés de l’envahisseur, ses exploits sont contés dans toutes les tavernes. Oden Owell a beaucoup participé à faire grandir cette légende. Pourtant, la réalité est différente. Jarek Mace était en fait un voleur  sans aucune morale. Tout ce qu’il a fait était soit pour s’enrichir soit pour sauver sa peau. Le livre raconte donc la vérité sur l’étoile du matin. On suit donc les aventures d’Oden Owell à partir de sa rencontre avec Jarek Mace.

Le style de Gemmel est efficace et les personnages sont attachants. On plonge rapidement dans l’histoire et on n’a pas envie de la lâcher avant d’avoir lu les dernières lignes. L’histoire en elle-même peut apparaître assez classique au premier abord, mais elle réserve de nombreuses surprises et de nombreux rebondissements.

Je ne peux que vous conseiller cette lecture. Pour ceux qui n’ont pas le temps de se lancer dans une grande saga elle a l’avantage d’être en un seul volume.

Harry Potter et l’enfant maudit

A123fAIOGPL

 

J’étais assez sceptique à l’idée de la lecture de ce « huitième » tome des aventures de Harry Potter. Pour moi c’est plus agréable d’aller voir une pièce de théâtre que de le lire et je ne voyais pas trop l’intérêt de faire une suite à Harry Potter à moins que ça ne soit pour écrire une nouvelle saga dans l’univers. Ceci explique que j’ai mis beaucoup de temps à me lancer dans cette lecture. Mais finalement, la curiosité a fini par l’emporté. Lors d’une visite chez mon libraire préféré je suis reparti avec le fameux livre et au final je dois dire que j’ai été plutôt agréablement surpris.

Je précise d’ailleurs que pour cet article je suppose que vous avez tous lu les sept volumes de la saga principale. Si vous ne l’avez pas fait je vous conseille de ne pas aller plus loin, cet article contient quelques spoils.

L’histoire est centrée sur un des fils de Harry Potter, Albus qui va passer sa première année à Poudlard. Contre toute attente, il se retrouve à serpentard et devient ami avec Scorpius, le fils de Drago. Le temps passe très vite au début. Plusieurs années passent lors des premières scènes où on voit principalement la relation entre Albus et son père se dégrader. Il est assez étrange de voir une telle échelle de temps au théâtre.

Les événements s’accélèrent lorsque Harry Potter reçoit la visite de Amos Diggory, le père de Cédric qui lui demande d’utiliser un retourneur de temps pour aller sauver son fils. Pour des raisons évidentes notre cher sorcier refuse de le faire. La conversation est arrivée jusqu’à l’oreille de Albus qui décidera d’aider Amos. C’est avec l’aide de son ami Scorpius qu’il va subtiliser le retourneur de temps et tenter de modifier le passé. Je ne vous cache pas que rien ne se passera comme prévu et que de sombres événements arriveront …

Une fois dedans, l’histoire se lit bien et de nombreux rebondissements sont aux rendez-vous, on n’a plus envie de lâcher le livre. Le fait que ce soit une pièce de théâtre n’est pas dérangeant. Les dialogues sont bien écrits et on n’a aucun mal à plonger dans l’univers. Le principal défaut de l’histoire est lié aux problèmes de cohérences induits par les voyages dans le temps.

Les voyages temporels sont très difficiles à aborder en écriture. Pour moi la façon la plus logique de traiter du sujet c’est de partir du principe que le présent tiens déjà compte de tous les voyages dans le temps qui ont pu être faits, ainsi il n’est pas possible de modifier le présent en changeant le passé.  Par exemple dans notre cas Albus ne peut pas sauver Cédric vu que dans son présent il est mort et que le présent prend en compte son voyage dans le passé pour le sauver. Cette façon de traiter des voyages dans le temps n’est pas toujours drôle mais elle permet de rester cohérent et d’éviter les paradoxes.

C’est cette façon qui a vraisemblablement été choisit par l’auteur dans le tome 3 des aventures de Harry Potter quand il retourne dans le passé pour sauver Sirius. La première fois qu’il vit les événements il y a plusieurs indices qui montrent que le Harry Potter du futur est déjà présent. Cela est confirmé quand il se sauve lui-même en jetant le sortilège du patronus vers le lac. Ainsi, quand ils vont dans le passé avec Hermione, Sirius est déjà sauvé, mais ils doivent quand même y aller car c’est ce qu’ils sont censés faire.

Le voyage dans le temps est donc plutôt bien traité dans le prisonnier d’Azkhaban. Mais ici, les règles établies dans le troisième volume semblent avoir été oubliées. Albus et son ami peuvent donc retourner dans le passé et le modifier et pire que ça ! Dans une scène, alors que les garçons sont dans le passé, Harry attend dans le futur qu’il se passe quelque chose, alors que toute modification devrait être instantanée … C’est dommage, ça aurait mérité un peu plus de logique mais au final ça n’empêche pas de profiter de l’histoire.

Comment rester motivé pour écrire

Avec l’été et les beaux jours qui sont là depuis quelques semaines la question est d’autant plus d’actualité. Comment garder la motivation pour écrire ?

Les raisons de perdre cette motivation sont nombreuses. Il fait beau dehors, on est en vacances, on a bien mieux à faire que de rester enfermé chez soi devant son ordinateur à écrire un texte qui ne sera peut-être lu par personne d’autres. Il y a aussi des périodes dans notre vie ou sans raison particulière on a moins envie d’écrire. On a pleins d’autres occupations qui tout d’un coup nous paraissent plus intéressantes.

La perte de motivation peut aussi être liée à une perte de confiance. On a peur parce qu’on est en train d’écrire un passage compliqué du roman et on ne sait pas comment l’aborder, où on a plus d’inspiration et on ne sait plus quoi écrire. Enfin, la démotivation peut venir d’une perte de sens, on ne sait plus pourquoi on fait ça. On se dit qu’on ne va  pas y arriver, qu’on ne sera jamais publié, jamais lu …

Toutes ces raisons de perdre la motivation sont légitimes, mais il faut parvenir à les surmonter. Surtout que j’ai l’impression que plus on écrit, mieux on écrit. J’ai plusieurs fois fait  le constat, quand je m’arrête d’écrire pendant une longue période et que je reprends après. Je me rends compte que j’ai du mal à trouver les bonnes formulations, mes phrases sont moins fluides, la qualité n’est plus au rendez-vous. A l’inverse quand j’écris souvent, les mots viennent d’eux-mêmes et je suis capable d’enchaîner des pages entières sans trop de problèmes. C’est pour ces raisons qu’il ne faut pas faire de longue pause dans l’écriture et qu’il faut savoir se remotiver !!

Je vais vous donner quelques pistes pour garder l’envie d’écrire qui sont issues de mon expérience personnelle :

Quand la motivation n’y est pas parce qu’il y a pleins d’autres choses à faire comme profiter du bon temps, sortir entre amis, faire du sport, regarder une série etc. Eh bien il ne faut pas se priver. On ne va pas non plus sacrifier notre vie pour l’écriture surtout que l’on puise notre inspiration dans ce qui nous arrive ou dans ce qu’on peut regarder. Il faut juste penser à réserver un peu de temps pour l’écriture. Un quart d’heure suffit, et pas nécessairement tous les jours. Mais juste prendre un peu de temps pour ne pas se déconnecter totalement de l’écriture. Ces quelques minutes ne sont pas bien compliquées à trouver, on peut se lever quinze minutes plus tôt ou écrire un peu avant de se coucher. Ce n’est pas beaucoup mais cela nous permet de garder la main. On écrira plus quand on sera plus motivé, que les beaux jours seront passés !

Si la perte de motivation est liée à la peur de l’écriture car on est sur un passage difficile ou que l’on manque d’inspiration. Ce que je fais en général c’est que j’essaye de diminuer la difficulté. Sur un chapitre difficile à écrire je vais le diviser en plusieurs sous-séquences plus simple à écrire. Et après, il n’y a pas de secret, il faut oser se lancer, même si on n’est pas sûr de la qualité. Il faut écrire sans se poser de questions. On aura ensuite tout le temps pour améliorer le récit  et faire quelque chose de bien. On peut même tout réécrire si on n’est pas content du passage. Le plus important c’est de ne pas avoir peur. Il faut y aller, et souvent, quand on commence à écrire la suite vient naturellement.

Si on a un sentiment de perte de sens, il faut se demander pourquoi on écrit et chercher toutes les raisons qui nous donne envie de le faire. En général on écrit parce qu’on aime ça, car on aime créer des univers, raconter des histoires. Ce travail permet de faire le point sur ce qui nous motive vraiment dans l’écriture et permet de nous donner les raisons de continuer ou d’arrêter. Car si on se rend compte qu’on n’écrit pas pour les bonnes raisons ou qu’on a tout simplement plus envie d’écrire ce n’est pas la peine de continuer.

Voilà ce sont quelques conseils issus de mon expérience personnelle. Et vous qu’est-ce qui vous motive à écrire ? Avez-vous des périodes à vide ? Comment faites vous pour retrouver la motivation ?

 

La horde du contrevent – Alain Damasio

La-horde-du-contrevent

L’histoire se déroule dans un monde qui est sans cesse balayé par des vents tous plus puissants les uns que les autres. C’est dans cet univers étrange qu’évolue la horde du contrevent. Ses membres sont formées depuis leur plus tendre enfance afin de parcourir le monde de l’extrême aval vers l’extrême amont. Leur but est d’atteindre la source de tous les vents.

Le livre raconte les aventures de la 34e horde. Ils doivent progresser face aux vents. Leur voyage les mènera à travers plaines et montagnes. Ils devront faire face à de nombreux périls et à de puissants ennemis dont le pire sera certainement le vent. Les bourrasques et autres rafales sont omniprésentes et la progression face à une telle force est difficile.  Heureusement, les 23 membres de la horde ont tous un rôle bien précis au sein de la troupe et sont complémentaires.

Ce livre est une sorte d’OVNI, autant de par son style que de par l’univers qu’il décrit. Le monde d’Alain Damasio est étrange, plein de poésie et toujours surprenant. Le suspense est omniprésent et on parcourt agréablement les 500 pages du livre en se demandant s’ils vont arriver à la source des vents et quels mystères ils vont découvrir.

Une des particularités du livre c’est son style, enfin plutôt ses styles car il n’y a pas un seul narrateur mais 23. On suit les aventures de la horde à travers ses différents membres et chacun à sa propre façon de raconter. Ainsi, Caracole le troubadour va travailler ses tournures de phrases en faisant des effets de style, alors que Golgoth le traceur de la horde parlera dans une sorte d’argot local. Certains auront un vocabulaire plus précieux, pour d’autres il sera plus familier. Cette multitude de narrateurs rend le style du livre particulièrement riche. Mais ce n’est pas la seule force de ce format.

Comme il y a plusieurs personnes qui racontent l’histoire, il y a aussi plusieurs points de vue. Et il n’est pas rare qu’une scène soit racontée plusieurs fois par des personnes différentes. On pourrait croire que c’est redondant, mais ce n’est pas le cas. Chaque personne à un avis différent sur ce qu’il se passe et une vision différente. Ainsi, voir les évènements sous plusieurs angles permet de mieux les comprendre et de mieux en cerner tous les éléments. J’aime beaucoup cette forme de narration et elle est parfaitement maitrisée par l’auteur.

Le seul défaut de ce livre est aussi lié à ce format. Il est difficile d’accès et il faut s’accrocher sur les premières pages pour arriver à se plonger dedans. Au début, on est rapidement perdu au milieu de la multitude des narrateurs. On se réfère régulièrement au sommaire, pour voir qui raconte. Le fait de changer tout le temps de style d’écriture n’arrange pas les choses.

Mais au final, on finit par s’y faire et une fois dedans, on a beaucoup de mal à lâcher l’intrigue qui nous tient en haleine jusqu’à la fin ! Je ne peux que vous conseiller de prendre un peu de temps pour vous plonger dans cette histoire et surtout d’avoir le courage de passer les premières pages.

 

 

Écrire pour faire passer un message

L’écriture doit-elle faire passer un message ? Ou est-elle là juste pour détendre ? Doit-on forcément apprendre quelque chose quand on lit un livre ?

Beaucoup, voire l’intégralité des romans que j’ai lu faisaient passer un message où donnaient l’impression de vouloir transmettre quelque chose. Le contenu du message n’était pas forcément voulu par l’auteur, mais au final il transmettait une partie de ses valeurs à travers son écrit.