Ma méthode d’écriture

Cela fait longtemps que j’ai des projets d’écritures en tête. Je dirais même que j’en ai depuis l’enfance et pourtant jusqu’à présent je n’étais jamais arrivé à mener un projet de roman à terme ni même à aller au-delà des 4-5 premiers chapitres. Pourquoi ce blocage alors que j’ai toujours été motivé et que j’ai toujours consacré du temps à l’écriture ? Tout simplement parce que ma façon d’écrire n’était pas la bonne, ce n’était pas celle qui me correspondait.

Pour mieux le comprendre je vais vous parler de la façon dont j’écrivais. Pour se lancer dans l’écriture, j’avais bien évidemment besoin d’inspiration et d’idées. Il se trouve que ce n’est pas ce point qui posait problème, je n’ai jamais eu beaucoup de mal à trouver des idées et à les développer pour qu’elles deviennent des projets de livres.  Une fois qu’une idée était suffisamment mûrie et réfléchi, je décidais donc de la coucher sur papier. Et c’est ainsi qu’un beau jour (ou un jour pluvieux ça marche aussi!), je me mettais devant mon ordinateur et je commençais à écrire.

La première journée d’écriture se passait plutôt bien, une fois la première phrase écrite j’arrivais à enchaîner assez facilement les suivantes et au final j’arrivais facilement à faire un premier jet d’un millier de mots. Le lendemain, je me lançais donc dans l’écriture de la suite. Mais voilà, comme je voulais me remémorer ce que j’avais écrit, je relisais les quelques pages que j’avais écrites la veille. Et en les relisant je me rendais compte qu’il y avait beaucoup de choses qui n’allaient pas. Je me lançais donc dans un fastidieux travail de reformulation et de réécriture. Cette tentative de réécrire correctement de ce que j’avais réussi à pondre la veille me prenait beaucoup de temps et quand j’avais enfin fini,  eh bien je vous le mets dans le mille, je n’avais plus trop le temps d’écrire de nouvelles choses et au lieu de produire un millier de nouveaux mots je n’en écrivais plus que 300 ou 400.

Le surlendemain, quand je reprenais l’écriture de mon roman. Qu’est-ce que j’allais faire ? est-ce que j’allais encore tout relire depuis le début pour tenter d’obtenir un résultat correct ou est-ce que j’allais tout simplement écrire la suite pour faire avancer le récit ? Eh bien c’est plutôt la première solution que j’appliquais, je relisais tout depuis le début. Les 1000 premiers mots que j’avais écrits le premier jour étaient toujours loin d’être parfait, de toute façon je crois qu’on trouve toujours quelque chose à reprendre. Bref, il y avait un  travail important de réécriture à faire. Quand  j’arrivais enfin au bout de cette longue relecture réécriture, il ne me restait plus beaucoup de temps pour écrire de nouvelles lignes…. Je pense que ce n’est pas la peine que j’aille plus loin vous l’avez compris je passais finalement le plus clair de mon temps à réécrire ce que j’avais déjà écrit dans le but d’atteindre un texte parfait. Au final l’histoire n’avançait pas, mon texte était toujours loin d’être parfait et mes chapitres étaient de plus en plus longs car à chaque fois que je reformulais ou que je récrivais j’en profitais pour étoffer l’histoire et les personnages. J’avais donc au final des chapitres qui faisaient entre 10000 et 15000 mots et une histoire qui n’avançait pas. Je finissais assez rapidement par me décourager en me disant qu’écrire ces quelques chapitres m’avait pris beaucoup de temps et que j’étais très loin d’avoir fini.

Je laissais alors tomber l’écriture pendant quelque temps, jusqu’à ce qu’une nouvelle idée germe dans mon esprit et que le virus de l’écriture me reprenne. Mais comme j’appliquais toujours la même méthode, les nouveaux projets d’écritures se terminaient toujours par un échec. Jusqu’au jour où dans un éclair de lucidité, je me suis dit : « Il faudrait peut-être que je fasse autrement, car là ça n’a pas l’air de bien marcher … ». Je sais c’est une réflexion un peu forte !

Quand une nouvelle idée d’histoire est venue dans mon esprit, j’ai décidé de procéder autrement car ma stratégie d’avant n’était clairement pas efficace.  Ma nouvelle méthode était très simple j’écrivais tout d’une traite sans me préoccuper de ce que j’avais écrit avant. Il me fallait bien évidemment un peu de discipline pour ne pas relire ce que j’avais déjà écrit, mais au final ça marchait plutôt bien. Ainsi j’écrivais 1000 mots la première journée mais j’écrivais aussi 1000 mots  la seconde journée sans reprendre ce que j’avais écrit au début.

Je rassure mes chers lecteurs, le chiffre de 1000 est un exemple, il m’arrive d’en écrire moins ou plus. Non je ne m’arrêtais pas pile poil à 1000 mots même si j’étais en plein milieu d’une phrase ….  Imaginez un peu si c’était le cas :

– Non  mais là tu as écrit le sujet et le verbe de la phrase et c’est tout ? Tu t’arrêtes en plein milieu !

– C’est pas grave j’écrirais la suite demain. Et comme je ne relis pas ce que j’ai écrit la veille je sens que la phrase va être très compréhensive.

Et quand je suis à moins de 1000 mots je ne m’arrête pas tant que je n’atteins pas les 1000 mots :

– Bon chéri, il faut y aller sinon on va rater notre vol pour les vacances de rêves que l’on va passer à l’autre bout du globe, qui nous ont coutés super cher et pour lesquelles on s’est endetté pendant 50 ans.

– Oui j’arrive ! mais là je ne suis qu’à 557 mots, je viendrais quand j’aurais atteint les 1000

– Non mais le bus va partir, si on le rate on n’arrivera pas à temps à l ‘aéroport et on va rater l’avion

– Il peut bien nous attendre un peu le vol ! Je suis sûr que les passagers seraient très compréhensifs. J’en suis à 573 mots, regarde ça avance vite j’arrive même à écrire pendant que tu me parles. Je suis sûr que les 427 mots restant ne vont pas être long à écrire …

Donc pour résumer, l’histoire avançait vite et c’était beaucoup plus motivant. Tellement motivant qu’en quelques mois j’ai réussi à finir la première version. Alors bien évidemment il reste toujours un important travail de relecture et de reformulation. Mais ce travail est facilité par le fait que le livre est fini, c’est donc plus facile pour avoir une vision globale de l’histoire et corriger les éventuelles incohérences. Et c’est plus motivant car on sait qu’on a terminé l’écriture et qu’on en est déjà à la phase de correction.

Et vous quelles sont vos méthodes d’écriture ?

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