La relecture

La relecture fait partie des moments à la fois pénibles et indispensables de l’écriture d’un roman. Elle est nécessaire pour repérer les mauvaises formulations, les fautes, les répétitions etc. Il faut souvent faire plusieurs passages sur un même extrait afin de détecter un maximum d’erreurs possibles. J’ai écrit dans cet article mon approche de la relecture, j’espère que vous trouverez dedans quelques conseils intéressants.

Je divise la relecture en deux étapes. La première consiste à se relire soi-même, la seconde consiste à faire relire son texte par une autre personne.

La première étape permet déjà d’éliminer beaucoup d’erreur surtout selon votre façon d’écrire. Pour les personnes qui travaillent dans le détail chaque scène avant de passer à la suivante, la relecture sera plus simple vu que le texte de base aura déjà été bien travaillé. Pour les autres qui comme moi écrivent à la chaîne sans chercher à écrire dès le premier jet un texte parfait, la relecture prend beaucoup de temps. Je dirais même qu’elle prend plus de temps que l’écriture.

Le travail de relecture est si important que je le fais en plusieurs passages. Ce format me permet de ne pas m’éterniser sur chaque chapitre. Le but est de ne pas se lasser en passant trop de temps sur le même extrait. Je sais qu’après le premier passage c’est loin d’être parfait mais je sais aussi que j’y reviendrais plus tard avec plus de recul.

Le premier passage me permet de corriger les formulations ainsi que les fautes de frappe et d’orthographes les plus visibles. Le but de cette première étape est de passer d’un texte brut à quelque chose de lisible et correct. J’en profite aussi pour retravailler l’intrigue, comme supprimer des passages qui sont inutiles et en rajouter d’autres. C’est aussi l’occasion de développer un peu plus ses personnages.

Lors du second passage je me focalise sur le style d’écriture et sur la cohérence globale de l’histoire. Après deux passages je sais que je ne vais pas modifier ni l’intrigue ni sa structure. Je peux donc travailler la cohérence, je sais que ça ne bougera pas.

Le troisième passage, je le consacre à l’orthographe et à la chasse aux mauvaises formulations et aux termes maladroits.

En général je m’arrête là pour l’auto-relecture, ensuite je le soumets à un regard externe. C’est la seconde étape de la relecture.

L’œil extérieur sur un écrit est très important. On a beau se relire des dizaines de fois, il y a plein d’erreurs que l’on laissera passer, alors qu’un relecteur extérieur le remarquera directement. A force d’écrire et de réécrire un passage il y a des erreurs basiques que l’on ne voit plus ! De même dans notre façon d’écrire, on a des tics de langages et des maladresses que l’on ne voit pas mais qui sont facilement visibles de l’extérieur.

A qui peut-on faire relire nos écrits ? Je dirais qu’on peut le faire faire à toute personne de confiance. A des amis ou a des membres de la famille. On trouve aussi sur internet des sites de béta-lecture intéressants ou on peut soumettre nos écrits et relire ceux des autres. Il y a  plein de solutions pour faire relire ses textes. Il faut juste avoir le courage de présenter ses écrits et savoir encaisser la critique, car bien évidemment ce que l’on pense être bien ne l’est pas forcément.

Une fois qu’on a décidé de faire relire ses œuvres, une dernière question se pose. A combien de personnes ? Ce choix n’est pas aussi anodin qu’il n’y paraît. Si on le fait relire à beaucoup de personnes on aura plein de retour. C’est bien mais cela peut poser plusieurs problèmes. Le premier, c’est que ça va prendre beaucoup de temps à traiter, le second c’est qu’il y aura beaucoup de retours contradictoires. Par exemple, certains auront bien aimé un passage alors que d’autres auront détesté. Il va falloir prendre des décisions. Ensuite, je ne pense pas qu’il soit nécessaire de donner un travail conséquent de relecture à plein de personnes différentes. Je pense que recueillir trois – quatre avis suffit amplement.

Après cette phase de lecture externe, je refais encore deux ou trois phases de correction pour prendre en compte toutes les remarques.

Voilà, j’espère que ces conseils vous ont été utiles. Et vous quelles sont vos méthodes de relecture ?

4 réflexions sur “La relecture

  1. Bonjour, votre blog est intéressant. Je me reconnais bien dans cet article, je suis dans ce que vous appelez la 2e phase, celle de la lecture par une personne un regard externe. J’ai trouvé une bêta-lectrice sur internet et ma sœur a également lu mon livre. Je ne pense pas faire appel à d’autre lecteurs. Bonne continuation

    Aimé par 1 personne

    • Bonjour, deux bêta lectrices c’est déjà bien. Il ne faut pas non plus qu’il y en ait trop sinon il peut y avoir des remarques contradictoires dures à prendre en compte. Bonne continuation à toi aussi pour ton livre

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  2. Clairement, la relecture par une autre personne est fondamentale. Une vieille institutrice à cheval sur les accords des participes passées est à conseiller…
    Ne pas hésiter à faire lire l’oeuvre intégrale aussi, non pas pour les fautes, mais pour les répétitions (c’est très visible quand on lit vite l’histoire) et les lourdeurs de style (multiplication des participes présents, absence de virgule, tournure orale, …)

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