Est-il nécessaire de lire pour écrire ?

Faut-il lire pour écrire ?

C’est une question à laquelle la réponse me paraissait évidente au premier abord. Pour écrire, il fallait beaucoup lire, aimer se plonger dans les histoires, savoir détricoter tous les éléments de l’intrigue. Tout ceci me paraissait nécessaire pour avoir envie de raconter ses propres récits.

Et puis, je me suis souvenue de ma jeunesse.

Au début je n’aimais pas particulièrement lire. Quand j’étais en primaire, je ne dévorais pas les bouquins comme je peux le faire maintenant. Je lisais un peu car j’étais obligé de le faire mais ça ne me plaisait pas plus que ça. Je ne me souviens pas beaucoup des lectures de cette époque. Je n’aimais pas spécialement ça. Je pense que c’était surtout parce que les livres que l’on me proposait ne m’emballait pas et l’idée de me retrouver en face d’un gros pavé me faisait peur.

J’ai commencé à apprécier la lecture un peu plus tard, à l’adolescence quand j’ai découvert le style de roman qui me plaisait et des auteurs que j’aimais bien. A partir de ce moment je n’ai pas arrêté de lire et j’ai toujours un ou plusieurs romans en cours.  Ces dernières années, j’ai sacrément ralenti le rythme, mais c’est principalement par manque de temps, par parce que ça m’intéresse moins.

Par contre, mon envie d’écrire ne me viens pas de cette période où j’ai commencé à aimer la lecture. Je me souviens que j’aimais déjà beaucoup écrire quand j’étais en primaire et que j’inventais des histoires pour mes camarades de classe. J’ai donc commencé à écrire alors que je n’aimais pas spécialement lire. J’aimais beaucoup inventer des histoires et à l’époque je tirais mon inspiration de films ou de bande dessinée.

J’en déduis que finalement, il est parfaitement possible d’aimer écrire sans aimer lire. Mais même si c’est faisable, on ne peut pas renier que la lecture apporte beaucoup d’éléments pour bien écrire. Elle permet d’enrichir son vocabulaire, d’apprendre certaines tournures de phrase, de travailler son style … Elle est aussi une grande source d’inspiration.

Pour que la lecture soit vraiment bénéfique il faut la pratiquer autrement, il faut lire du point de vue d’un auteur. Je m’explique, d’habitude quand je lis c’est avant tout pour me détendre je lis sans faire attention à la tournure des phrases ni à la structure du récit. Je plonge dans l’histoire et je me laisse guider, je suis inconscient de tout le travail fait par l’auteur pour structurer son récit ou pour développer son univers.

Si on veut profiter de ses lectures pour apprendre à mieux écrire, cela demande un peu plus d’investissement. Il faut lire en analysant le travail de l’auteur, son style, ses tournures de phrase, le vocabulaire employé. Tous ces éléments permettent d’améliorer nos propres récits.

Évidemment on ne peut pas passer toutes nos lectures comme ça, mais on peut le faire pour certains passages. Par exemple, dans mon livre j’avais beaucoup de mal à écrire un dialogue. Alors j’ai regardé en détail comment procédaient les auteurs que j’aimais bien, j’ai étudié certains de leurs dialogues. Toutes ces lectures m’ont donnés beaucoup de pistes pour améliorer mes propres dialogues.

Pour résumer, je dirais qu’il n’ait pas nécessaire de lire pour écrire, mais la lecture constitue une grande aide pour développer ses récits.

3 réflexions sur “Est-il nécessaire de lire pour écrire ?

  1. Bon jour,
     » il est parfaitement possible d’aimer écrire sans aimer lire » et je peux ajouter qu’il « est parfaitement possible d’aimer écrire » sans maîtriser l’orthographe, la grammaire… à mon exemple où je reste passablement avec des fautes et autres de conjugaison …
    En fait, tout est une question d’imaginaire …
    Max-Louis

    Aimé par 1 personne

    • Oui il suffit d’avoir de l’imagination et envie d’écrire, le reste va tout seul. Et pour les fautes d’orthographe il existe maintenant de très bon correcteurs. Certes ils ne voient pas tout mais ils constituent une aide précieuse !

      Aimé par 1 personne

  2. J’ai beaucoup écrit à une période et il m’est arrivé d’opérer la bascule du ratio pages lues/pages écrites. Chaque paragraphe lu me donnait l’envie d’écrire encore et encore. Chaque tournure de phrase ratée ou chaque évènement me plongeant dans l’indifférence me faisaient fermer mes livres pour mieux écrire une histoire qui me correspondrait mieux. Ces périodes d’euphorie sont ponctuées par des phases terribles d’assèchement…

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