Ne pas avoir peur de l’échec

Voilà un concept important, mais qu’on n’a pas bien compris en France. Dans de nombreuses situations, l’échec n’est pas autorisé et il faudra le cacher sous peine de se voir fermer des portes. Par exemple, lors d’un entretien d’embauche il faudra expliquer chacun de vos choix, vous n’avez pas droit à un incident de parcours sinon vous réduirez fortement vos chances, et ce même si vous arrivez facilement à justifier cet incident et que vous montrez votre aptitude à rebondir. Non, il faudra que votre cheminement soit clair et que vous sachiez défendre chacun de vos choix depuis le CP. J’exagère un peu, mais on vous demande très rapidement d’avoir une idée précise de ce que vous voulez faire plus tard et vous n’aurez que peu de droits à l’erreur.

Mais je m’égare un peu et revenons au sujet de l’échec. Contrairement à ce qu’on essaye de nous faire croire, l’échec n’est pas négatif, c’est même une des meilleures façons de progresser. Un enfant, avant de savoir marcher, il tombe de nombreuses fois, et à chaque chute il en apprend un peu plus sur la façon de marcher, il se rapproche de la réussite. À la fin, on ne retiendra pas chacun de ses échecs, mais on retiendra tout simplement qu’il sait marcher.

Pour l’écriture et pour bien d’autres domaines de la vie, c’est pareil. Il ne faut pas avoir peur d’échouer sinon on ne risque pas d’avancer. Chaque échec même s’il est dur à vivre nous permet de progresser. Il faut savoir persévérer et savoir en tirer les enseignements qui vont bien. Je dois avouer qu’on n’est pas trop encouragé pour aller dans ce sens. On est plus incité à abandonner à la première difficulté en disant que ce n’est pas fait pour nous plutôt que de continuer. Et pourtant il faut aller au-delà de ses peurs et laisser de côté ce que la société essaye de nous imposer.

Dans l’écriture, on peut être mis en échec à de nombreuses reprises. Cela peut être face à une page blanche, face à un passage difficile qu’on n’arrive pas à retranscrire comme on l’aimerait, face à un personnage qui n’est pas comme on l’espérait ou face à une intrigue qui n’avance pas. L’échec peut se retrouver aussi à d’autres étapes de l’écriture, je pense par exemple quand notre manuscrit est aux mains des éditeurs et qu’ils ne lui accordent pas la petite chance qu’il mériterait ou même quand le livre est édité, mais qu’il ne trouve pas son public.

Face à toutes ces causes d’échecs, on peut facilement prendre peur et se dire que ça ne vaut pas le coup. On n’a aucune chance de réussir. Et donc, on abandonne avant même d’avoir commencé ou on se lance sans grande conviction et la motivation nous quittera rapidement. Pourtant, il ne faut pas avoir peur. Bien sûr qu’on va échouer, les causes d’échecs sont trop nombreuses pour passer au travers de tout, mais il y a un enseignement à tirer de chacun d’eux et chaque échec nous rapproche un peu de notre objectif.

« Le personnage principal de notre histoire est fade » : ce n’est pas grave, on peut revoir complètement ce personnage ou le conserver tel qu’il est et adapter l’intrigue.

« L’histoire paraissait intéressante, mais après avoir écrit quelques chapitres on sent que ça va être ennuyeux… » : Il ne faut pas hésiter à abandonner un projet que l’on ne « sent » plus pour partir sur quelque chose de neuf. La prochaine fois on travaillera plus longtemps sur l’intrigue avant de se lancer dans l’écriture. On aura ainsi une meilleure vision des difficultés.

« Tous les éditeurs à qui j’ai envoyé mon manuscrit l’on refuse… » On n’a peut-être pas ciblé les bons éditeurs. Ils ont chacun leur ligne d’édition spécifique. Ne pas hésiter à renvoyer le manuscrit à d’autres éditeurs bien ciblés. Il peut aussi être nécessaire d’adapter un peu notre texte pour le rendre plus « éditable ». Sinon on peut toujours se lancer dans l’auto-édition, de nos jours c’est parfaitement faisable à moindres frais…

Ce sont des exemples certes bateau, mais ils montrent que face à une difficulté ou un échec, le premier sentiment qui vient à l’esprit c’est le désespoir, mais si on va un peu plus loin on peut toujours trouver des solutions et apprendre de nouvelles choses grâce à nos échecs. Alors vous aussi n’ayez pas peur d’échouer, c’est le premier pas vers la réussite.

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